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29.10.2006

PRESIDENTIELLES 2007 LA CHUTE DU PS et de L'UMP

     PRESIDENTIELLES 2007 LES SUITES PROSPECTIVES DE LA CAMPAGNE

 

 

 

 

 

            Depuis plusieurs mois nous assistons à la course des sondages qui placent ceux qui sont déjà partis dans la course à savoir Nicolas SARKOZY et Ségolène ROYAL.

 

 

            L’amplification qui leur est naturellement donnée dans les sondages d’opinion les place tout naturellement en tête.

 

 

            Plusieurs éléments peuvent cependant nous faire prédire que la campagne n’a pas encore débuté et que son rythme propre en se référant au passé nous réservera bien des surprises d’ici le mois d’avril 2007.

 

 

 

            Les attentes du public sont captives aujourd’hui de l’investiture du candidat socialiste. La teneur du programme de ce parti n’est pas encore abordée car il s’agit de la synthèse douloureusement effectuée depuis le dernier congrès du Mans.

 

 

            Aucun des trois candidats ne peut à ce jour critiquer frontalement le « Dogme » de la synthèse collective au risque d’enclencher les critiques acerbes des adhérents du PS et ainsi de se condamner lui-même à sa propre perte.

 

 

            La désignation du ou de la candidate du PS sera de fait la première phase de la campagne qui de fait éclaircira la suite du débat qui enfin pourra débuter.

 

 

            Seul Laurent FABIUS  aurait eu la possibilité d’inscrire sa campagne dans le cadre d’un programme délibérément de gauche avec sans doute un rapprochement des thèses du PCF et des positions de la gauche de la gauche qui avaient appelé à voter non au dernier référendum.

 

 

            La désignation d’un des autres candidats fermera cette fenêtre avec les conséquences que nous décrirons ci-dessous.

 

 

Le   « PARTI  SUICIDAIRE »  se mettra en marche comme lors de la dernière campagne avec la mise en lice de nombreux candidats à gauche qui provoquera l’émiettement des voix et de manière assurée la perte du PS si l’UMP reste groupé sur une seule candidature.

 

 

 

La chute des sondages de madame ROYAL de 72 à 57% au sein des adhérents du PS n’est pas de nature dans le laps de temps qui reste à la mener à la défaite. Ses conseillers sauront tirer les enseignements pour rebondir lors des derniers débats et ainsi assurer sa victoire INTERNE.

 

 

Sa désignation entraînera impérativement un repositionnement de certains membres de son parti. Pouvons nous imaginer un MELANCHON appeler à soutenir sa candidature après ce qu’il écrit lui-même sur  son blog ?

 

   Quel sera le positionnement des fabiusien dans cette hypothèse ? Quitteront ils le parti pour chercher des alliances auprès d’un Jean-Pierre CHEVENEMENT qui réserve sa propre candidature au choix de celle de FABIUS lui-même ?

 

 

 

En effet après les débats « FACTICES » sur la forme il viendra le temps des affrontements sur le fond du programme lui-même. Avec les 2/3 de ses électeurs qui ont voté le non au dernier référendum, comment le PS pourra t il conserver ses électeurs traditionnels qui eux ne sont pas encartés au PS et qui se sentent beaucoup plus proches de la LCR ou de LO ?

 

 

Il est encore inutile de dire que le front National  atteindra une fois encore un score qu’il n’a jamais atteint, les RG ne lui accordent ils pas dans certains documents récents  plus de 25% des intentions de vote dès le premier tour ?

 

 

Le refus de prendre en compte cette données n’est pas surprenante de la part des deux partis traditionnels de gouvernement qui nous le savons tous ne représentent aujourd’hui que moins de 40% de la totalité des électeurs de notre pays.

 

 

 

La campagne se trouvera de ce fait beaucoup plus ouverte que ce que souhaitent les tenants du PS ou de l’UMP, même s’ils se placent pour ce faire dans la perspective des futures législatives dont ils détiennent d’ailleurs toutes les clés et qui pose l’un des gros problèmes de la représentativité nationale.

 

 

 

Le point central de cette campagne résidera dans le fait de réunir plus de 20 points lors du premier tour afin d’être confronté à Jean-Marie LE PËN qui lui est pratiquement déjà assuré de sa présence.

 

 

Nous assisterons sans doute à l’apparition de plusieurs pôles de contestation du leadership des deux partis de gouvernement qui  ensemble ne représentent même pas la moitié de l’électorat du pays.

 

 

CES trois ou quatre pôles peuvent déjà apparaître de la manière suivante :

 

 

La gauche de la gauche s’ils arrivent à se mettre d’accord sur une candidature unique et une base de programme crédible de gouvernement

 

 

Le centre de François BAYROU qui vient de faire un bond spectaculaire dans les sondages avec près de 10% des intentions de vote.

 

 

La candidature de Jean-Pierre CHEVENEMENT dès la fin du mois de novembre après l’élimination de Laurent FABIUS

 

 

Le maintien de la candidature de GAULLISTES au sein même de l’UMP avec Dupont-Aignan et plus encore Madame ALLIOT MARIE d’ici le mois de janvier 2007.

 

 

Dans une telle situation seule la coalition qui arrivera à se maintenir au second tour face au FN est assurée de la victoire. Les mois qui viennent prouveront que tout est encore possible.

 

Commentaires

Le risque majeur dans les mois à venir réside dans la perte d'influence des deux partis traditionnels de gouvernement et dans la manière dont ils perdront leur électorat traditionnel.
pour le PS se sera l'évaporation vers le pôle contestataire que représentera CHEVENEMENT dès le mois de décembre.
l'incapacité de la candidate du PS à faire converger les positions des autres gauches et la fuite des électeurs vers les deux pôles de contestation qui seront d'autant plus crédibles que les sondages feront apparaître une baisse des intentions de vote du PS.
pour l'UMP, ce sera l'affrontement des programmes eux mêmes, la non recevabilité d'une partie grandissante de la famille GAULLISTE qu'apréhendent mal les conseillers de nicolas SARKOZY. le maintien de la candidature de DUPONT -AIGNAN qui ne peut plus se dérober au risque de perdre pour toujours sa crédibilité entraînera un effritement réel des 20 points actuels de l'UMP. Comment avec moins de 17 points se maintenir au second tour qui porte la clé du succès?

Comment regrouper plus de 20 points au premier tour, voici la question fondamentale que devront se poser les différents staffs de nos candidats?
la suite de la campagne nous promet des affrontements sanglants car il s'agira bien de la refondtion d'un nouveau paste social que réclamment les Français. pour une fois ne pas les entendre ou les mépriser sera lourd de conséquences. nous ne sommes pas au bout de nos surprises.

Ecrit par : gilles | 29.10.2006

Le risque majeur dans les mois à venir réside dans la perte d'influence des deux partis traditionnels de gouvernement et dans la manière dont ils perdront leur électorat traditionnel.
pour le PS se sera l'évaporation vers le pôle contestataire que représentera CHEVENEMENT dès le mois de décembre.
l'incapacité de la candidate du PS à faire converger les positions des autres gauches et la fuite des électeurs vers les deux pôles de contestation qui seront d'autant plus crédibles que les sondages feront apparaître une baisse des intentions de vote du PS.
pour l'UMP, ce sera l'affrontement des programmes eux mêmes, la non recevabilité d'une partie grandissante de la famille GAULLISTE qu'apréhendent mal les conseillers de nicolas SARKOZY. le maintien de la candidature de DUPONT -AIGNAN qui ne peut plus se dérober au risque de perdre pour toujours sa crédibilité entraînera un effritement réel des 20 points actuels de l'UMP. Comment avec moins de 17 points se maintenir au second tour qui porte la clé du succès?

Comment regrouper plus de 20 points au premier tour, voici la question fondamentale que devront se poser les différents staffs de nos candidats?
la suite de la campagne nous promet des affrontements sanglants car il s'agira bien de la refondtion d'un nouveau paste social que réclamment les Français. pour une fois ne pas les entendre ou les mépriser sera lourd de conséquences. nous ne sommes pas au bout de nos surprises.

Ecrit par : gilles | 29.10.2006

Voila une analyse pertinante et passionante, en effet il semble qu'aujourd'hui la barre des 20% soit le seuil à atteindre, il semble que Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal en soit proche mais tout peut évoluer. Les mois qui viennent vont voire se dessiner de violents combats. Qui plus est la nécessité de réunir 20% au premier tour va accentuer les clivages et ouvrir une campagne bien plus politique que les précedentes. En effet chacun doit mobiliser son électorat en premier lieu, et pour ce faire marquer sa différence. De beaux combats en perspectives. A plus sur http://desirsdereaction.over-blog.com

Ecrit par : Fred | 31.10.2006

merci du commentaire, vous pouvez consulter un autre blog plus complet
http://presidentielles2007projet.hautetfort.com/ je donne à la suite de cette note une explication qui repose sur les résultats de dernières élections.

Ecrit par : gilles | 31.10.2006