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03.03.2007
les candidats et la politique étrangère
Même si 98% de français ne veulent ou ne comprennent rien aux affaires internationales, la politique étrangère restera le fondamental de l'actionn de notre futur président.
La situation du monde devient de plus en plus critique,,
diriger un pays c'est anticiper et donc prévoir les évènements afin de trouver les moyens
pour parer aux malheurs
en mettant le pays et surtoutle PEUPLE à
l'abri des catastrophes.
La campagne qui nous est offerte masque
totalement cet aspect
qui demain portera en germe sans doute
l'incapacité de celui ou celle qui exercera la
charge ,à faire face aux situations
perilleuses quine manqueront pas de se
présenter.
Le moyen orient essayer de comprendre
90ans seulement depuis la conquête de BAGDAD pour les mêmes
motifs que ceux d'aujourd'hui le PETROLE
le site hérodote, remarquablement documenté nous remets
l'histoire en perspective pour mieux comprendre
le présent.
http://www.herodote.net/evenements/evenement.php?jour=191...
Le réglement des problèmes de cette région du monde ne peut faire
l'impasse sur les conséquences des arrangements des grandes puissances
impérialistes de l'époque.
Nos candidats à la magistrature suprême ne peuvent faire l'impasse de nous donner leur vision sur le réglement ded problèmes insolubles en apparence de cette région du monde berceau de notre civilisation pour ceux qui pourraient comme de nombreux jeunes américains ne pas le savoir.
Le site HERODOTE donne sur tous les sujets historiques une vision documentée et pertinente.
La compréhensionn de faits historiques, leur chronologie , leur enchaînement sont les élèments de la compréhension du présent qui n'est que la résultante du passé.
D'autres connaissances, liées aux facteurs géographiques, à l'économie qui peut en découler ainsi qu'à de multiples facteurs constituent les fondements de la géo politique.
Quelles sont les analyses personnelles et non seulement livresques de nos candidats?
les quelques réponses scolaires qu'ils ont pu donner laissent songeur quant à leurs réelles capacités personnelles de régler ces problèmes!
extrait du site hérodote (accord du site pour la publicationn de cetexte)
Le 11 mars 1917, pendant la Grande Guerre, un corps expéditionnaire
britannique entre à Bagdad, capitale de la Mésopotamie (l'Irak actuel),
et en chasse les Turcs, qui dominaient le pays depuis huit siècles.
L'Irak, riche d'un héritage plurimillénaire, avait été ruiné par l'irruption
des Mongols au XIIIe siècle. Villes anéanties, réseau d'irrigation ensablé,...
l'ancien «Croissant fertile» de la Mésopotamie n'était plus que
l'ombre de lui-même.
En 1533, le sultan turc Soliman II le Magnifique
annexe le pays à son empire.
À la veille de la Première Guerre mondiale, l'Allemagne de Guillaume II
s'impose comme protectrice de la Sublime Porte (l'empire turc).
C'est ainsi que le chemin de fer Berlin-Istamboul est prolongé
jusqu'en Mésopotamie, via Damas, et l'on envisage qu'il atteigne Bagdad.
Le général allemand von Sanders prend une place éminente au sein
de l'État ottoman et introduit des réformes radicales qui régénèrent
la vieille armée turque. Quand, le 2 novembre 1914, l'empire russe
déclare la guerre à son vieil ennemi, l'empire ottoman, celui-ci
se rallie fort normalement aux puissances centrales,
l'Autriche-Hongrie et l'Allemagne.
Dans l'esprit des Alliés (Angleterre, France, Russie) s'installe l'image
d'un empire turc en décomposition qu'il suffirait de cueillir et
l'expression de «ventre mou» fait son apparition.
Le 5 novembre, l'Angleterre déclare la guerre à l'empire ottoman.
Un corps expéditionnaire qui a été rassemblé à Bombay, aux Indes,
sous le commandement du général Delamain, débarque dès le lendemain
à l'embouchure du Chott-al-Arab, un bras de fleuve formé par l'union du
Tigre et de l'Euphrate, au fond du Golfe Persique. Les Britanniques
ne veulent que protéger les raffineries d'Abadan, en Perse. Ils les
occupent sans difficulté puis pénètrent dans les possessions ottomanes.
Comme on est à l'approche de l'hiver, la température est supportable.
Toutefois, le terrain marécageux se révèle extrêmement instable et
ralentit les mouvements du train et de l'artillerie.
La flotte d'invasion force le passage par le fleuve et le 22 novembre 1914
, le général Barrett entre à Bassorah (ou Basra), à 30 kilomètres
à l'intérieur des terres, à la tête de la 6e division d'infanterie indienne
sans rencontrer de résistance. Les succès étant encore peu nombreux,
le champagne coule à Whitehall, siège de l'amirauté britannique,
où officie Winston Churchill.
La conquête de la Mésopotamie
(on ne dit pas encore Irak) se présente
sous les meilleurs auspices.
Enhardie par leur premier succès, une partie des troupes
anglo-indiennes franchit le Tigre et encercle les positions turques
à Qourna, au confluent du Tigre et de l'Euphrate, à environ 200 kilomètres
du Golfe Persique. Les Turcs se reprennent et acheminent des renforts.
Ils lancent une contre-offensive le 11 avril 1915 en bombardant le poste de
Qouna. Le 14 avril, une sortie désespérée de la 6e division indienne
commandée par le général Townshend réussit contre toute attente à
culbuter les assaillants. On parle du «miracle de Shaiba».
Sir John Nixon, nouveau général en chef, projette de remonter le
cours du Tigre pour s'emparer de Amara, à 150 kilomètres plus
au nord avec deux divisions d'infanterie et une brigade de
cavalerie, soit 11.000 hommes.
La région est inondée et la progression très difficile. Qu'à cela ne tienne,
on met la main sur des barques qui emportent quelques troupes et un
peu d'artillerie. Le général Townshend se met à la tête de la flottille improvisée
et poursuit les Turcs jusqu'à Amara qu'il atteint en deux jours (on évoque dans
les salons la «régate de Townshend» !). Jouant de la surprise, Towshend offre
une reddition honorable à la garnison turque démoralisée qui se rend le 4 juin.
C'est un triomphe!
Entre temps, le reste des troupes remonte le cours de l'Euphrate.
La chaleur est intenable (45 à 50°C), les marécages sont infestés de
moustiques porteurs du paludisme. La dysenterie et les insolations font des
ravages. Les lignes de ravitaillement s'allongent dangereusement et seules
des canonnières légères arrivent à se frayer un chemin sous le feu turc. Malgré
ces difficultés, l'élan des troupes anglo-indiennes est irrésistible et Nasiriyah
tombe le 24 juillet.
L'étape suivante est Kout-el-Amara (ou Kût), en amont de Amara sur le Tigre,
à 200 kilomètres plus au nord et 600 kilomètres de Bassorah. Une fois encore,
Townshend fait merveille. Les lignes turques sont prises d'assaut de deux côtés à
la fois et Kout-el-Amara tombe le 27 septembre 1915. Les Turcs y laissent 5.300 hommes
et leur artillerie. Le général Nixon fait maintenant figure de conquérant. La pression
monte pour s'emparer de Bagdad, désormais à portée de main.
C'est que la même année, en février 1915, un corps expéditionnaire anglo-français
a débarqué sur la presqu'île de Gallipoli à l'entrée du détroit des Dardanelles,
en vue de s'emparer d'Istamboul, mais il s'est heurté à la résistance farouche des
Turcs commandés par un jeune inconnu, Moustafa Kémal. Désireux de laver cette
humiliation, Londres encourage le général Nixon à poursuivre
sa route vers Bagdad, bien que la prestigieuse cité soit
dépourvue d'intérêt stratégique.
30.000 Turcs se sont solidement retranchés dans les ruines de Ctésiphon,
une antique cité perse sur la rive gauche du Tigre. L'assaut leur est donné les
22 et 23 novembre 1915 par les 14.000 hommes de la 6e division de Townshend
se heurte à une défense déterminée. L'artillerie et les munitions manquent.
Les Anglo-Indiens ne réussissent pas à percer. Ils laissent 4.500 des
leurs sur le champ de bataille.
La mort dans l'âme, le général Townshend ordonne un repli.
Le pacha Khalil engage aussitôt la poursuite de la colonne britannique
dangereusement aventurée le long du Tigre. Les pillards arabes s'en
mêlent et les conditions de la retraite deviennent abominables.
Le 3 décembre 1915 enfin, quelques milliers de survivants hagards se
réfugient à l'abri des murailles de Kout-el-Amara où Townshend et ses
12.000 hommes ont l'ordre de tenir coûte que coûte. Ils sont confiants dans
l'arrivée d'une armée de secours mais celle-ci est défaite à Sheik Saad le 7
janvier 1916, puis à Wadi une semaine plus tard et finalement à Hanna,
au bord du Tigre, le 21 janvier.
L'état-major britannique doit se résigner le 26 avril suivant à inviter le général
Townshend à offrir pour prix de sa reddition honorable la somme considérable
de 1.000.000 de livres sterling ! Khalil Pacha serait prêt à accepter, mais le
«Jeune Turc» Enver Pacha, qui a pris le pouvoir à Istamboul, se refuse
à tout arrangement.
Le 29 avril, après cinq mois de siège, la garnison de Souk-el-Amara capitule
sans conditions. La perte de 500 officiers et 13.000 hommes, cipayes indiens
pour la plupart, constitue un désastre retentissant pour les Britanniques
(en Europe, au même moment, la bataille de Verdun bat son plein) !
La garnison est déportée au cours de l'été et plus de la moitié des prisonniers
vont périr dans les mois suivants dans des conditions très pénibles.
Abasourdi par cet échec, Londres se donne plusieurs mois pour relancer
l'offensive à partir de Bassorah. Le général Maude est nommé à la tête
du corps expéditionnaire. Conscient de la faiblesse de ses positions,
il met fin aux coups de main aventureux. C'est seulement le 13 décembre
1916, qu'il repart au combat avec pas moins de 50.000 hommes, combinant
son avance avec celle des Russes au sud du Caucase.
Après une lente progression, l'armée repousse 12.000 Turcs le 24 février 1917
et se rapproche enfin de Bagdad en suivant la rive orientale du Tigre. Le 5 mars,
aux portes de la ville, elle bat une deuxième armée turque. Une partie
des troupes traverse le Tigre pour attaquer la ville par l'ouest. Les Turcs ne
se soucient pas de les affronter et évacuent la ville. C'est ainsi que le
11 mars 1917, après plus de deux ans d'efforts, les Britanniques ont
la satisfaction de défiler dans l'ancienne capitale de l'empire arabe ( *).
Les troupes turques n'en conservent pas moins leur cohésion et c'est
seulement après l'armistice (*) signé le 1er novembre 1918 entre les
Britanniques et les Ottomans que les Britanniques pourront occuper Mossoul,
au nord de la Mésopotamie, une cité construite sur les ruines de l'ancienne Ninive,
capitale du roi assyrien Sennachérib (VIIe siècle avant JC).
La Grande Guerre de 1914-1918 s'achève sur la dissolution de l'empire ottoman.
L'Irak est détaché de la tutelle d'Istamboul... pour tomber sous celle de Londres.
Conformément à l'accord secret du 16 novembre 1916 entre le Britannique
sir Mark Sykes et le Français Georges Picot (accord dit Sykes-Picot),
la France s'attribue la tutelle de la Syrie et la Grande-Bretagne celle de l'Irak.
C'est ainsi que le 25 avril 1920, la Grande-Bretagne se voit confier un mandat
de la Société des Nations (ancêtre de l'ONU) pour administrer la Mésopotamie.
Le 10 août 1920, le traité de Sèvres promet protection à la minorité chrétienne
assyro-chaldéenne dans le cadre d'un Kurdistan autonome. Cette promesse ne
sera suivie d'aucun effet car les diplomates reconnaissent pour finir que la constitution
de pays sur le principe des nationalités est illusoire au Moyen-Orient.
Les Arabes, qui se sont soulevés contre les Turcs à l'appel du
colonel Lawrence («Lawrence d'Arabie») en vue de créer un royaume arabe uni,
sont indignés par la duplicité des Alliés.
Les Britanniques leur accordent un lot de consolation en donnant en 1925
à l'émir Fayçal ibn Hussein, shérif de la Mecque, le titre de roi d'Irak.
Le mandat de la SDN, prendra fin avec l'indépendance formelle de l'Irak en 1932.
En attendant, il aura permis à Londres de mettre la main sur les champs
pétrolifères du pays, dont l'exploitation avait timidement débuté au
début du XXe siècle.
Ils prennent une importance stratégique avec le jaillissement d'un
phénoménal puits de pétrole près de Kirkouk le 15 octobre 1927.
Aussi les Allemands et les Britanniques se disputeront-ils l'Irak
pendant la Seconde Guerre mondiale. Une armée britannique
reviendra à Bagdad en 1941.



19:47 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : politique, politique critique, udf, ump, ps, lo
Commentaires
bravo
très bonne retrospective!
Madame Royal a déjà montré qu'elle saura naviguer dans ces eaux pour une paix équitable et... si attendue!
Go Ségo Go
Ecrit par : elgreco | 03.03.2007
je ne partage pas du tout votre optimisme. les positions de Sarkozy sont tout aussi nébuleuses.
En quoi,, madame royal a t elle montré sa compétence dans ce domaine?
citez moi vos sources que je puisse me rassurer, à moins que votre positon repose sur de l'affectif
Ecrit par : gilles | 03.03.2007


