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23.06.2007
PS une refondation est elle souhaitée?
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14.06.2007
COMMENT REFONDER le PS ?
12.06.2007
La refondation ou l'éclatement nécessaire du PS ?
17:32 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, politique critique, ps, pcf, lo, lcr, modem
REFONDER LE PS Mais COMMENT ???
11.06.2007
COMMENT refonder le PS
la refondation idéologique du PS est pour demain.
le texte de Philippe MARLIERE publié dans le monde analyse le comment de cette réforme indispensable après l'échec consécutif à la présidentielle et plus encore aux législatives.
Scénarios pour une refondation,
par Philippe Marlière
LE MONDE | 08.06.07 | •
Le Parti socialiste est aujourd'hui
amené à préciser sa doctrine,
à élaborer un programme mobilisateur
et à reconsidérer ses alliances.
Après trois échecs présidentiels consécutifs,
la situation est assez grave pour exclure les replâtrages habituels.
Quatre scénarios pour une refondation socialiste peuvent être envisagés.

LE SCÉNARIO ITALIEN
En Italie, les démocrates de gauche (DS, ex-PCI) s'apprêtent à fonder un nouveau parti (le Parti démocratique) qui inclura le pôle de la Marguerite (dominé par les démocrates-chrétiens). Selon Piero Fassino, dirigeant des DS, cette alliance prend acte de la "disparition du vieux schéma tripolaire gauche, centre, droite", auquel aurait succédé une opposition feutrée entre deux grands blocs centristes, hors toute référence à la gauche. Transposé en France, il s'agirait de bâtir une force centriste dont le PS serait le pivot. Ce nouveau parti - non socialiste - engloberait les radicaux de gauche, la tendancelibérale-libertaire des Verts (Daniel Cohn-Bendit) et le Mouvement démocrate de François Bayrou.
Ce schéma a été esquissé par Ségolène Royal à diverses reprises. Sans référence explicite à la création d'un Parti démocrate,
elle a revendiqué un "PS ouvert, sans frontière" et a prédit qu'il allait "se passer des choses localement avec le MoDem" d'ici aux élections municipales.
La recherche d'alliance avec le centre droit semble des plus risquées.
C'est ce que nous enseigne le cas italien :
le recentrage continu des DS depuis plus de dix ans s'est accompagné d'une érosion militante et électorale constante, accentuée par les scissions de son aile gauche.
En France,
l'opposition gauche-droite est plus vivace qu'en Italie.
Les reports de voix bayrouistes en faveur de Mme Royal ont été des plus médiocres,
ce qui souligne l'incompatibilité entre électorat socialiste et électorat démocrate-chrétien en France.
En outre, les reports de voix de la gauche non socialiste vers Mme Royal - décevants en 2007 - seraient assurément catastrophiques si d'aventure elle était la candidate d'un parti centriste en 2012.
LE SCÉNARIO BRITANNIQUE
C'est le développement rêvé par Dominique Strauss-Kahn et ses amis.
L'accent est mis, ici, sur une refondation interne du PS qui s'inspire de la démarche
blairiste au sein du Parti travailliste.
Une offensive idéologique doit être conduite pour amener le PS à renoncer à la lutte
pour le socialisme
(combat contre un capitalisme de plus en plus débridé, défense d'un secteur nationalisé de l'économie, exigence de redistribution des richesses, etc).
Des notions lénifiantes
("réformisme", "socialisme du réel",
"social-démocratie")
tentent de masquer les convergences avec le néolibéralisme tempéré du blairisme,
de favoriser la conversion du PS à
une Europe sans muscle politique et de renforcer l'alignement atlantiste du PS.
A la différence du scénario italien proprement suicidaire, le scénario britannique a le mérite de la cohérence.
Cette ligne pourrait l'emporter si les strauss-kahniens parvenaient à débaucher les "déçus du royalisme".
Mais le problème de la mobilisation
des électorats de gauche se poserait également dans ce cas : quelle serait la fortune électorale d'un parti blairisé en compétition
avec une gauche radicale galvanisée
par un PS qui n'aurait plus de socialiste que le nom ?
Car le succès du blairisme a reposé sur une série de facteurs exceptionnels,
introuvables dans le contexte français :
scrutin majoritaire à un tour qui sur-amplifie la dynamique du vote utile, absence de compétition à gauche pour le Parti travailliste et démantèlement avancé de l'Etat social britannique.
LE SCÉNARIO ALLEMAND
Ce serait celui de la scission de la gauche
du parti, poussée vers la sortie à la suite
du succès rencontré par les scénarios italien
ou britannique.
Il s'agirait ici de recréer
un parti authentiquement socialiste.
Cette situation s'apparenterait à la création de la WASG par Oskar Lafontaine,
un ancien leader du SPD, en désaccord avec les
politiques néolibérales du gouvernement Schroeder.
Envisageable après le rejet du traité constitutionnel, alors que l'idée d'une candidature "antilibérale" connaissait une réelle dynamique, ce cas de figure est aujourd'hui impensable. La gauche radicale est aujourd'hui sur la défensive et divisée. En outre, on imagine mal quels élus socialistes de premier plan accepteraient de risquer leur carrière sur un projet aussi aléatoire.

LE SCÉNARIO SOCIALISTE
C'est celui de la rupture avec... les politiques mises en oeuvre par les partisans des scénarios italien et britannique depuis les années 1980.
Il s'agirait d'abandonner le prêt-à-penser social-libéral. Instruit des
erreurs du passé
et s'inspirant de la démarche des assises du socialisme organisées en 1974 par François Mitterrand,
ce PS aurait à coeur de maintenir le dialogue avec les diverses composantes de la gauche.
Il serait rajeuni, féminisé, ouvert aux minorités ethniques, attentif aux critiques de gauche du capitalisme financier et du productivisme.
Ce serait un parti réformiste radical, moderne, de masse, rompant avec la
conception actuelle du parti de supporteurs pour devenir un authentique parti de militants.
Ce type de parti pourrait obtenir un score plancher de 30 %, car il rassemblerait nombre d'électeurs communistes,
écologistes et altermondialistes, tout en continuant de mordre sur le centre gauche.
Les scénarios italien et britannique expriment des choix purement idéologiques et poursuivent,
selon des méthodes différentes, des objectifs similaires
(le dépassement de la nature socialiste du PS
et la
recherche d'alliances organiques ou conjoncturelles avec les démocrates-chrétiens et les libéraux).
Le scénario socialiste est, inversement, sociologiquement motivé :
il réfute la thèse infondée de la "droitisation de la société française",
prend acte de la vivacité du clivage gauche-droite et anticipe la recomposition des gauches.
Ce
scénario est réaliste et moderne, car c'est le seul qui puisse permettre une victoire de la gauche en 2012.
Philippe Marlière est maître de conférences en science politique à
l'université de Londres.
Article paru dans l'édition du 09.06.07.
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QUEL AVENIR au PS ?
11.06.2007
COMMENT refonder dimanche soir le logiciel idéologique du PS ?
"Travailleuses, travailleurs,
L’élection présidentielle a donné lieu à une débauche de discours patriotiques,
voire chauvins. De la part
de Le Pen, c’est naturel.
Ce démagogue d’extrême droite a bâti sa carrière politique
sur la méfiance et la haine à l’égard de l’étranger,
et plus spécialement à l’égard des travailleurs immigrés
qui vivent et travaillent en France.
Il en va de même pour Sarkozy.
Pour prendre à Le Pen une partie de son électorat,
il a repris ses arguments les plus réactionnaires,
les plus stupides et les plus éculés.
Mais, au fil de la campagne,
Ségolène Royal s’est alignée, à son tour, sur le même terrain.
Bien sûr, La Marseillaise et le drapeau tricolore dont elle a chanté les
louanges ont été les symboles d’une révolution
. Mais c’était il y a deux cents ans et,
depuis, ce drapeau est devenu l’emblème de la bourgeoisie française.
Et l’Etat de cette bourgeoisie devenue impérialiste est allé imposer
les intérêts de ses capitalistes et de leurs affaires
aux quatre coins du monde par le fer, le feu et la torture.
Le drapeau tricolore a alors été celui de guerres de conquête,
celui de l’oppression coloniale,
celui du pillage d’une grande partie de l’Afrique et
de plusieurs pays d’Asie pour le compte de la bourgeoisie française.
Un des aspects les pires de cette actuelle débauche de nationalisme,
c’est qu’elle creuse l’opposition entre ceux qui sont nés
en France et ceux qui n’y sont pas nés.
L’immigration est transformée par la démagogie politicienne
en menace terrible pour la population française.
Mais toute l’histoire de l’humanité est faite de migrations
et de mélanges ethniques !
Et le développement capitaliste les a accentués dans
des proportions colossales.
En transformant les paysans en prolétaires,
le capitalisme les a déracinés en même temps.
Plus le capitalisme se développait,
plus il attirait la population des campagnes vers
les centres industriels. Les prolétaires ont
toujours été des expatriés.
Il y a un siècle, ils étaient les expatriés de leurs villages,
de leurs régions, venant du Limousin,
de la Creuse, de Bretagne ou de Savoie.
Puis, ceux-là intégrés, sont arrivés ceux venant de plus loin,
d’Italie, de Pologne, d’Espagne et du Portugal.
Après eux, ou en même temps, sont arrivés
ceux de l’empire colonial, des Vietnamiens, des Africains,
des Maghrébins. Il faut noter qu’en France,
après la Deuxième Guerre, la Régie Renault,
avant d’envoyer des recruteurs au Maroc,
avait fait venir de nombreux travailleurs de Bretagne,
d’ailleurs un peu isolés à Billancourt.
Aujourd’hui, les travailleurs des grandes entreprises en France
viennent de partout : aux anciennes colonies françaises,
se sont ajoutés ceux de Turquie, de l’ex-Yougouslavie,
du Pakistan, de Ceylan, du Bengladesh…
C’est le capitalisme qui en a fait des prolétaires, ce sont
les grandes entreprises qui ont mêlé dans un même creuset
ceux qui travaillent sur les mêmes chaînes de production
ou sur les mêmes chantiers.
Les séparer artificiellement les uns des autres, les opposer,
les pousser vers les repliements communautaires,
est un des aspects les plus réactionnaires non seulement du
discours d’extrême droite, mais aussi de la politique
de tous les gouvernements.
Ces gouvernements qui, les uns après les autres, ont établi
des quotas, dressé des obstacles, fait voter des lois,
qui n’ont jamais arrêté la migration, car la migration,
c’est la vie même de l’humanité.
Mais ces obstacles ont contribué à créer ou à renforcer des
préjugés qui sont à la fois stupides et réactionnaires
mais qui, même lorsqu’ils ne prennent pas une forme violente,
divisent le monde du travail et dressent ses composantes
les unes contre les autres.
Il faut refuser tout cela ! Il faut sans cesse rappeler que, par
delà les origines, par delà la nationalité,
nous formons une seule et même classe ouvrière !
Et tous les travailleurs qui ont vécu une grève savent comment
la lutte menée en commun fait émerger cette solidarité,
ce sentiment qu’ensemble on peut l’emporter qui est le
propre de la classe ouvrière et qui en fait, aussi, la force.
Pour résoudre un prétendu problème de migration, celui en
particulier où la misère et la faim poussent des millions
d’hommes et de femmes venant de pays pauvres vers
les pays industriels, les politiciens, de la droite au PS,
ont le cynisme de parler de co-développement.
Mais la France impérialiste et ses anciennes colonies
d’Afrique vivent depuis longtemps en co-développement.
Leurs liens historiques témoignent précisément que l
e seul co-développement possible,
sous le règne du capital,
c’est un co-développement où les unes s’appauvrissent
et les autres s’enrichissent, où les unes sont
pillées et les autres accumulent le butin de ce pillage.
Oui, le co-développement que les pays capitalistes
d’Europe occidentale offrent depuis des siècles aux pays
pauvres d’Afrique ou d’Asie, c’est successivement
ou simultanément le trafic d’esclaves, le colonialisme et
la domination économique des grands trusts des pays impérialistes.
Et un des aspects les plus insupportables de l’évolution
de l’impérialisme à notre époque, c’est qu’au temps
des communications à la vitesse de la lumière, des
déplacements rapides ;
au temps où les barrières de la distance sont progressivement
supprimées, on dresse d’autres barrières entre les peuples.
Et on en dresse en particulier entre les quelques régions
privilégiées de la planète,
les grandes nations industrielles, et la majeure partie pauvre de
la planète.
Des murs pour séparer les Etats-Unis du Mexique,
des murs à Ceuta et à Melilla,
enclaves espagnoles au Maroc,
pour protéger l’Europe contre des Africains
qui cherchent pour survivre à trouver du travail dans les pays développés
d’Europe occidentale.
Des mers, des océans ou même des fleuves qui,
au lieu de constituer des liens entre les peuples,
comme cela a été le cas bien souvent aux temps anciens,
les séparent aujourd’hui. Des hélicoptères et des vedettes
de la police pour empêcher des boat-people haïtiens
d’accoster sur les côtes américaines, pour empêcher
des Africains d’atteindre les côtes d’Espagne ou d’Italie.
Eh bien oui, nous sommes fiers d’être internationalistes !
Nous sommes fiers d’affirmer que, sur cette planète,
il n’y a qu’un seul peuple et qu’une seule humanité.
Les intérêts des exploités et, au-delà de tous les hommes,
sont les mêmes d’un bout à l’autre de la planète.
Eh bien oui, être communiste, c’est être internationaliste.
Pas seulement par attitude morale, par solidarité abstraite.
Mais parce que la société future, celle qui s’édifiera sur
les ruines du capitalisme, la société communiste n’est
possible qu’à l’échelle du monde. Les frontières et les
barbelés d’aujourd’hui apparaîtront aux yeux de nos petits-enfants
comme aussi barbares, aussi abjectes,
que le passé dont témoignent ces bâtiments de l’île de Gorée,
au Sénégal, point de départ des bateaux d’esclaves,
conservés pour rappeler à l’humanité la barbarie du trafic
du bois d’ébène.
Eh bien, nous ne sommes pas sortis de cette barbarie.
Elle a changé de forme, mais pas de contenu !
L’esclavage économique a remplacé un peu partout sur
la planète l’esclavage tout court.
Oh, je sais bien que, dans nos pays développés,
rapprocher le sort des travailleurs salariés de celui des
esclaves apparaît comme une analogie hasardeuse et
exagérée.
Mais est-ce si exagéré s’agissant de ces millions de
prolétaires de pays pauvres,
du Bengladesh, d’Abidjan, de Lagos ou de Port-au-Prince ?
Dans les pays impérialistes où se trouvent les sanctuaires
du grand capital, celui-ci a accepté de concéder au
prolétariat une vie un peu meilleure et une certaine
protection contre les aléas de l’existence.
Mais on voit bien, même dans ces pays riches, depuis
plusieurs années, à quel point ces avantages
sont aléatoires et susceptibles d’être remis brutalement
en cause. Même dans les pays riches, la partie la plus
pauvre du monde du travail est ramenée à des conditions
d’existence qui se rapprochent de celles des pays les moins
développés. Les cabanes autour du périphérique
parisien n’ont pas grand-chose à envier à celles de Rio de Janeiro.
Mais dans combien de pays pauvres, les prolétaires n’ont
jamais connu d’autre existence que la misère, que les taudis,
que la faim qui tenaille, avec pour seul espoir l’unique repas
par jour pour soi-même et sa famille ? Dans combien de pays,
pour que survive la famille, il faut que les enfants de dix ans,
ou moins, travaillent, comme les enfants de Liverpool ou
de Manchester à l’époque du capitalisme naissant ?
Mais ces prolétaires des pays pauvres, qui semblent
parcourir avec retard le même chemin que la classe ouvrière
d’Europe occidentale, n’ont pas en face d’eux les
industriels du 19e siècle, mais le grand capital moderne,
les mêmes grands groupes industriels et financiers
qui exploitent aussi les travailleurs d’ici.
Eh bien, c’est tous ceux-là, les nôtres, les travailleurs
des villes industrielles de France et d’Europe certes, mais
aussi ceux d’Afrique, d’Amérique latine et d’Asie !
Il est à la mode, depuis quelques années, de désigner par
le nom de « mondialisation » cette réalité mondiale qui
est marquée par la domination des trusts multi-nationaux
sur le monde, par l’échange inégal, par la libre circulation
des capitaux qui signifie surtout le libre pillage de la planète.
Mais c’est une expression impropre et qui dissimule plus
qu’elle ne dit et surtout qui conduit vers de faux objectifs.
C’est une expression impropre car la mondialisation n’est
vraiment pas nouvelle. Tout le développement du
capitalisme s’est fait dans le cadre mondial. Et les pires
aspects de cette mondialisation, la domination des
grands trusts et des grandes puissances impérialistes
sur le monde, sont là depuis plus d’un siècle. Mais,
surtout ceux qui, aujourd’hui, font un drapeau de l’anti-mondialisation
ou de l’anti-libéralisme, n’ont rien d’autre à proposer,
explicitement ou implicitement, que le retour à des
frontières économiques fermées, à des droits de douane
qui renchériraient tout ce qui se consomme à l’intérieur
des pays, à un protectionnisme qui serait
catastrophique pour les classes populaires.
Eh bien, ce qui est à la base de l’inégalité fondamentale
et des maux de l’économie mondiale d’aujourd’hui,
ce n’est pas la mondialisation, c’est l’impérialisme !
Et on ne peut pas corriger ou réformer l’impérialisme,
on ne peut pas l’améliorer, on ne peut que le détruire
en mettant fin au capitalisme, à l’organisation
économique qui en est la base. Et se dire « anticapitaliste »
ne signifie pas que l’on veut détruire le capitalisme et
le remplacer par une société socialiste ou communiste.
L’impérialisme, ce n’est pas seulement le pillage de la
planète par quelques centaines de grands groupes
industriels et financiers. C’est aussi les guerres derrière lesquelles
il y a, pour ainsi dire, presque toujours la concurrence,
la rivalité entre ces grands groupes industriels ou celle
des Etats impérialistes qui les représentent. C’esty aussi la
guerre menée directement par les armées des puissances
impérialistes en Irak ou en Afghanistan. Et, pour ce qui
concerne notre impérialisme, l’impérialisme français,
les guerres civiles, ouvertes ou latentes, en Côte-d’Ivoire,
au Tchad ou en République centrafricaine, sans même
parler du Congo-Zaïre.
Tous les dirigeants politiques, qu’ils soient de gauche ou
de droite, se retrouvent pour parler de l’importance de
« la présence française dans le monde ».
Mais, derrière cette expression,
il y a la préoccupation fondamentale de préserver les intérêts du
grand capital français.
La diplomatie sert à cela, mais il n’y a pas que la diplomatie,
car c’est aussi à cela que servent les porte-avions,
les sous-marins, les troupes que l’on stationne ou que l
’on déploie en Afrique ou ailleurs. C’est sur les
services publics, et donc sur la population laborieuse d’ici,
que l’on prélève de quoi intervenir contre la population
laborieuse en Afrique ou ailleurs. Ces intérêts étaient hier,
au temps des colonies, ceux de Boussac,
Lesieur ou Michelin. Aujourd’hui, ce sont ceux de Bouygues,
Bolloré et compagnie.
Il serait long d’énumérer la liste de tous les conflits qui
déchirent l’humanité. Mais tous les conflits qui durent portent,
directement ou indirectement, les stigmates de la domination
impérialiste sur le monde. Depuis la fin de la Deuxième
Guerre mondiale, il n’y a pas une minute où les armes se
sont tues quelque part sur la planète.
Les puissances impérialistes ont joué un rôle majeur dans
le fait qu’en Palestine, un peuple entier soit enfermé dans
un camp de concentration, tandis qu’un autre peuple a
été transformé en geôlier.
Les rivalités passées entre impérialismes ont joué un rôle
majeur dans le morcellement de l’Afrique, dans la création
d’Etats non viables, aux frontières arbitraires qui déchirent
des peuples et sont à la base de tant de guerres locales.
Et, surtout, le pillage impérialiste est la cause principale du
sous-développement, du règne de dictateurs serviles envers
les puissances impérialistes, féroces à l’égard de leurs peuples.
Dans les conflits où l’impérialisme est directement impliqué,
nous sommes, bien sûr, solidaires des peuples qui en
subissent directement les coups.
Nous sommes aux côtés des opprimés contre les oppresseurs.
Dans les cas des anciennes colonies africaines de la France,
nous sommes pour le retrait des troupes françaises d’Afrique. N
ous sommes pour le retrait des troupes des puissances
impérialistes aussi bien d’Irak que d’Afghanistan.
Nous sommes pour le droit du peuple palestinien à disposer
d’un Etat et de ne pas subir l’oppression de l’Etat d’Israël.
Mais tout cela, ce n’est que de la solidarité élémentaire.
Le véritable problème de l’avenir est l’existence même de
l’impérialisme.
Tant qu’il y a l’impérialisme, même si un foyer de tension s’éteint,
il y en a un autre qui s’allume inévitablement. C’est
à l’impérialisme lui-même qu’il faut mettre fin.
Mais cela est impossible sans mettre fin
au capitalisme lui-même.
Avec le recul politique de la classe ouvrière,
bien des expressions ont été galvaudées, dénaturées.
Les mots « anti-impérialistes »
ou « anticapitalistes » sont devenus des mots-valises
dans lesquels chacun peut mettre ce qu’il a envie
d’y mettre et parfois pas grand-chose.
Combien d’organisations nationalistes des pays pauvres
se disent anti-impérialistes alors qu’elles veulent
seulement que l’impérialisme leur laisse le droit
de prélever pour elles-mêmes une partie un peu plus
grande sur l’exploitation de leurs propres peuples ?
Combien de courants réformistes des pays impérialistes
se disent anti-impérialistes alors que les partis qui les
représentent, comme le PS en France, ont assumé
la responsabilité politique de guerres coloniales ou de guerres
d’oppression menées, sous leur direction, par leur propre impérialisme ?
Le seul moment dans l’histoire du siècle dernier où l’impérialisme
a été réellement menacé a été lorsque le prolétariat russe
a conquis le pouvoir politique et qu’une de ses
premières préoccupations a été de tendre
une main fraternelle au prolétariat des autres pays pour
fonder une Internationale afin que les prolétaires des
différents pays, en combattant leur propre bourgeoisie,
unissent leurs forces pour renverser le capitalisme à l’échelle internationale.
La Russie révolutionnaire est restée seule
. Elle a dégénéré, donnant naissance à une bureaucratie
anti-ouvrière. Un des indices majeurs de cette
dégénérescence anti-ouvrière a été précisément le moment
où les dirigeants de la bureaucratie ont commencé
à parler de « socialisme dans un seul pays » et
ont abandonné le combat en dissociant le sort de la
révolution russe de celui de la révolution internationale.
C’est dire que le combat contre l’impérialisme ne reprendra
que lorsque la classe ouvrière aura retrouvé le sens de
ses intérêts politiques à court comme à long terme, c’est-à-dire
lorsqu’elle se sera donnée un véritable parti qui la représente.
Entre notre objectif de contribuer à la reconstruction d’un
véritable parti ouvrier représentant les intérêts politiques
et sociaux des travailleurs, un véritable parti socialiste,
un véritable parti communiste, et le renversement de l’impérialisme,
la distance peut paraître galactique.
Mais une fois que ce parti existe et que la classe ouvrière
retrouve la conscience de son rôle dans la transformation de la
société, alors, les choses peuvent aller vite, très vite.
Alors, camarades, bonne fin de fête ! Et la fête finie, il faudra
reprendre nos activités, à commencer par la campagne des
législatives. Nous avons à œuvrer pour que nos idées, l
es idées de lutte de classe, les idées de l’émancipation
des classes exploitées, les idées communistes
, retrouvent le chemin de la classe sociale à laquelle
elles sont destinées et qui, seule, pourra les réaliser :
la classe des travailleurs salariés et leurs alliés éventuels."
Presles, le 28 mai 2007
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La défaite en chantant
La victoire en chantant, mais la défaite en Pleurant..
Il y a encore un mois ce chant était devenu
le chant de campagne de la candidate du PS.
Pourquoi le peuple n'a t il pas compris,
pourquoi a t il refusé la victoire au camp de l'espérance?
Pourquoi s'est il trompé?
par qui a t il été trompé?
mais plus prosaïquement la candidate
ne s'est elle pas trompé d'épôque?
son programme était il crédible?
Peuple de FRANCE ingrat qui ne comprend jamais rien
et qu'il faudrait sans doute dissoudre!!!!
Personne au PS n'a eu le courage d'expliquer la première défaite, tabou de l'union, ce soir il faudra enfin s'expliquer sur la déroute bien méritée. les FRANCAIS sont le seuls arbitres des élections.
C'est tout le sens de la démocratie.
l'éclatement du PS débutera ce soir ainsi que sa refondation idéologique.
30.04.2007
LA VICTOIRE EN CHANSON
avec Ségolène ROYAL
Ecoutez la chanson
des meetings de Ségolène Royal et partagez ce
message de fraternité : Tous unis !!!!!!!!!???????
S'unir pour porter l'espérance,
17:13 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, politique critique, ps, ump, udf, les verts, pcf
UTOPIE MENSONGERE DEPUIS 1905
11.06.2007
L'heure du BILAN au PS
reprise d'une ancienne note republiée après la défaite de sgolène ROYAL
note à rapprocher de celle sur PEILLON:
L'UTOPIE SOCIALISTE ou Mensonge SOCIALISTE
Après le défaite écrasante de Ségolène ROYAL aux élections présidentielles, la réédition de cette note publiée il ya un an prend plus de saveur.
L& cohésion de façade de la direction de CULBUTTO qui porte l'entière responsabilité de cette défaite, camoufle assez mal la déroute inévitable qui doit suivre aux législatives.
Il est triste de constater qu'au lieu de régler des problèmes qui durent depuis 2002 et que CULBUTTO n'a pas eu le courage non pas de résoudre mais au minimum de poser, le PS risque de prendre sa plus grande défaite depuis 1958, pire que celle infligée en MAI 1968.
UN COMBAT terrible s'engagera alors pour le contrôle de l'appareil, soit FABIUS, soit Ségolène ou DSK.
Une seule peut espérer se retrouver face au président SARKOZY en 2012 ou en 2017, les deux autres trop vieux seront de facto éliminés pour grand âge.
Fabius pourrait quitter le parti pour refonder une aile gauche archaïque et rigide, mais personne n'en veut à l'extrême gauche, son avenir est donc derrière lui.
DSK est dans une situation presuqe similaire, s'il prend le contrôle du PS avant les législatives, alors il pourrait se repprocher de françois BAYROU et alors acceder au pouvoir, mais a t il ce courage? nous pouvons tristement aussi en douter. le courage ne s'apprend pas, il se cultive tout au long de la vie.....
Dans l'attente de la déroute, DSK sera condamné à céder la place pour cause d'âge de la retraite.
Si rien ne se produit d'ici les législatives cela aura pour conséquence la prise de pouvoir en juin de la seule candidate crédible qui demain pourra pour motif d'Âge affronter le Président SARKOZY.
13.08.2006
L'UTOPIE SOCIALISTE
Afin de pouvoir analyser un programme qui a tant tardé tant à être porté à la sagacité des futurs électeurs nous allons essayer de donner quelques pistes pour comprendre les contradictions de ce grand parti.
Pour saisir ses propres difficultés il nous faut remonter en 1906 à AMIENS, où une coupure s’est opérée avec ce qui deviendra la CGT, qui seule sera sensée représenter et défendre les intérêts de classe ouvrière.
En effet dès cette date, le parti perdra tout contact avec ce syndicat ouvrier.
La rupture fut alors complètement consommée au congrès de TOURS en 1920 avec une scission et la naissance du Parti Communiste Français qui jusqu’en 1978 sera le seul véritable parti représentant du monde ouvrier (dont les membres étaient majoritairement issus de son milieu). Parti qui avait représenté plus de 30% du corps électoral dans l’après guerre et se réclamant du marxisme et donc de la rupture avec le capitalisme.
La sociologie du PS dérive de plus en plus du monde ouvrier qu’il est sensé représenter, car après avoir absorbé le PCF qui ne représente que moins de 5% de l’électorat, le premier parti ouvrier de France de par sa sociologie est aujourd’hui le front national
La victoire de 1981 n’a été rendue possible que sur l’élaboration d’un programme commun qui reposait sur le postulat suivant « RUPTURE AVEC LE CAPITALISME »
Cette position dogmatique, base des accords avec l’ensemble des partis de gauche, trouva rapidement ses limites dès 1984, avec la faillite de l’économie française qui conduisit alors le gouvernement de pierre MAUROY à mettre en place Une RIGUEUR que dénoncera toutes les composantes de la gauche non socialiste et le départ des ministres communistes ou non du gouvernement.
Depuis, l’exercice du pouvoir de tous les partis de gauche européens ont accepté cette économie de marché et surtout le rejet des doctrines Marxistes de la rupture avec le capitalisme.
Le parti socialiste français lui-même a opté pour cette position pragmatique de bon sens mais il semblerait qu’il ait toujours autant de mal à le reconnaître non seulement devant ses propres partisans mais plus encore devant les autres partis de gauche. Soit par crainte de trahir un idéal ouvrier qu’il a toujours eu beaucoup de mal à incarner mais sans doute aussi par le fait que sans les voix de ces autres partis l’accès au pouvoir lui est impossible.
Le retard de la publication de son programme trouve ses raisons dans les quelques points qui précèdent.
Comment concilier l’impossible, comment être réaliste sans se condamner à rester dans l’opposition en 2007 ?
Comment gouverner demain sans avoir un programme de compromis acceptable tant par le PCF, LO la LCR ou le parti de JP Chevènement sans les quels aucune perspective n’est crédible du fait que deux partis sont assurés de faire dès à présent plus de 20 points au premier tour des élections.
Comment atteindre ce score de plus de 20 points indispensable pour exister demain ? Comment pouvoir faire l’impasse sur des compromis avec des thèses en totale contradiction avec ses propres convictions ?
Voila sans aucun doute l’explication du retard de ce programme dont l’accouchement a été
Semble t il si délicat. et taxé d'ereur STRATEGIQUE fondamentale par Michel ROCCARD lui même!
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DEROUTE au PS pour combien de temps?
Comment éviter le Naufrage du PS dimanche soir
LA DEROUTE DU PS
Comme toujours la critique
constructive viendra d'un
des sages du parti socialiste.
lu sur le site de Jacques ATTALI
12 juin 2007
Tabula rasa
La gauche a donc perdu des élections présidentielles ,
D’abord, les électeurs et les militants des partis de gauche
Ensuite, les militants socialistes doivent reconnaitre que
Et voilà que ces dirigeants discrédités prétendent
Les Français attendent de l’opposition de gauche
Les Français attendent enfin des socialistes qu’ils changent
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LA SANCTION DU PEUPLE
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